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Quand j'étais enceinte

Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 06:50

Quelques jours de retard de règle, on fait un test de grossesse ou une prise de sang et la bonne nouvelle est là « enceinte ». Chouette !

 

Bon ! Et maintenant ? Je le dis à tout le monde ou je me tais jusqu’à la première échographie, parce que bon, il parait que de le dire à tout le monde dès le début ça porte la poisse…

 

J’ai personnellement fait l’énorme boulette de déjà l’annoncer à la terre entière lors de ma première grossesse. Puis un samedi un peu de sang, je m’inquiète mais sans plus, le lendemain rien du tout, OUF ! Le lundi avant de partir travailler a nouveau du sang… Bon, je vais bosser et si ce soir ça continue on va à l’hôpital. Le soir direction les urgences maternité et après 3 ou 4 heures d’attente on m’apprends que j’ai fais une fausse-couche depuis déjà une semaine ou deux. Curetage et cie. Retour au travail et un collègue en rentrant de vacances me sort « oh bah t’a bonne mine dis donc, tout va bien » … « Euh… oui, mais non j’ai fais une fausse couche pendant que t’étais en vacances » (Oui il a eu l’air très con sur le coup).

 

Généralement on détecte une fausse-couche car comme dans mon cas on a des saignements, mais attention saignement ne veut pas forcément dire fausse-couche. La preuve, même pour ma seconde grossesse j’ai eu des saignements et pourtant Tipou est là, dans la balancelle et il se marre devant ses jeux !

 

Lors de la grossesse de Tipou beaucoup moins de monde était au courant. Enfin façon de dire vu que j’avais mon ancien blog qui en parlait. Mais dans mon entourage seulement une dizaine de personnes proches étaient au courant. Et je ne le regrette pas. Si j’avais dû subir une seconde fausse-couche je ne souhaitais pas avoir à nouveau des commentaires de sympathie qu’ils ne pensaient même pas.

 

Il n’y a pas de recette miracle pour éviter une fausse-couche. Malheureusement si elle doit avoir lieu elle aura lieu. Même si c’est dur à entendre (et je le dis en connaissance de cause) « c’est mieux ainsi, c’est préférable que ça soit maintenant que un peu plus tard »

 

Ca reste simplement une étape que je ne souhaite à personne. Même pas à une personne que je peux pas encaisser...

 

Maintenant que Tipou est né j'en parle plus facilement. Avant Tipou j'aurai juste été en train de chialer en écrivant ses mots. Maintenant je pense à cette première grossesse et je souris. Car si j'avais pas fais cette fausse-couche mon Tipou adoré ne serait pas là aujourd'hui. J'aurai peut-être un enfant plus calme ou plus nerveux, mais ça ne serait pas mon Tipou...

 

Quand j'entends cette chanson de Grégoire, je ne peux m'empêcher d'avoir une tendre pensée envers ce premier enfant que j'aurai du avoir mais qui est parti avant même qu'on puisse dire qu'il est un bébé...

 

Et vous les grossesses ? annoncées tout de suite à la terre entière ou vous avez attendus d'avoir les premiers clichés de la première échographie ?

 

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Publié dans : Quand j'étais enceinte - Communauté : Nana, mais maman aussi
Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 07:00

Mercredi matin, biberon en pleine nuit pour Tipou. J’en profitai pour lire un magazine qu’une amie m’avait offert pour mon séjour à la maternité. (Oui, je ne l’ai donc pas lu là-bas, pas le temps, pas envie !)

 

Le sujet de l’article concernait « les examens qui nous font peur » (pendant la grossesse). Les prises de sang voir si on n’a pas attrapé la toxoplasmose pile pendant les 9mois ou l’on est enceinte. Les échographies afin de s’assurer que le fœtus se développe correctement. Le test de glucose si toutefois les analyses de sang détectent un chouia trop de sucre dans les urines. La prise de sang pour le tri-test (Voir s’il y a des risques de trisomie) et cheveux sur la soupe l’amniocentèse si la mesure de la clarté nucale ou la prise de sang du tri-test est mauvaise.

 

En l’occurrence me concernant je crois que j’ai eu la totale. Test de glucose (mais que sur une heure et non trois ou quatre) qui s’est révélé être en fait nickel. La clarté nucale était bonne, car d’environ 2.4mm. (Au dessus de 3mm il propose l’amniocentèse)

 

Mais à la suite de la prise de sang la secrétaire de mon gynécologue m’a téléphoné. Verdict : Tipou avait une possibilité sur cent d’être trisomique (18-21) / atteint de anencéphalie/spina bifida, la mucoviscidose, la myopathie et de nombreuses autres anomalies.

 

Une fois le téléphone raccroché, ma première réaction a été de taper contre un mur "Ca y est c'est fichu, cette fois-ci nous l'avons vu lors de la première échographie, mais mon enfant n'est pas normal, jamais je réussirai a avoir un enfant".

 

Dès le lendemain j’avais un mini rendez-vous de calé avec mon gynécologue afin qu’il « nous parle ». En gros il nous a simplement dit que maintenant on avait la possibilité de faire l’amniocentèse, tout en nous faisant bien comprendre que de toute façon si on avait fait la prise de sang c’était pas pour rien non plus.

 

Mais l’amniocentèse n’est pas sans risque. Il y aurait une possibilité sur 200 de fausse couche. Alors est ce que ça vaut vraiment le coup de prendre ce risque ? Malheureusement une fois qu’on sait que l’on est une personne au risque élevé, le doute est là, et on y pense tout le temps. Est-ce que si mon enfant est malade je serais quand même une bonne mère ? Est-ce que j’arriverais à m’occuper de lui correctement ? Et si on me dit que mon enfant est malade qu’est ce que je dois faire ? Le garder et assurer son avenir ou établir un avortement thérapeutique ?

 

Ici la décision était prise. On n’aurait pas gardé notre enfant pour la simple et bonne raison qu’on sait qu’on aurait fait de notre mieux mais qu’on n’aurait pas pu faire son bonheur. Et en même temps, mon Tipou aurait eu un souci, pour moi ça aurait été une défaite de plus (J’ai fais une fausse couche, j’en reparlerai dans un article prochainement) et du coup je n’aurai plus voulu essayer de faire un enfant.

 

Par contre, pour une prochaine grossesse (oui je suis maso !) je me contenterais du calcul de la clarté nucale lors de la première échographie. Si elle est bonne c’est parfait pas de prise de sang, si toutefois elle est trop élevée alors je ferais la prise de sang.

 

Enfin d’ici là, la science aura sûrement mis en place de nouveaux procédés. (Il me semble que certains examens plus précis sont en cours de développement.)

 

Et vous, que feriez vous face à un tri-test dont les risques sont élevés ? [Sans monter dans les débats] Garderiez vous l'enfant si l'amniocentèse détectait quelquechose ?

 

amniocentese.jpg

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